Les lieux historiques de la Ville

Du patrimoine historique de l’église Saint-Jean-Baptiste aux ensembles architecturaux constitués par les cités scolaires Lakanal et Marie Curie, les bâtiments scéens sont des témoins de l’histoire de la ville.

Les « pierres de Sceaux » sont les plaques explicatives installées devant les lieux historiques de la ville. Elles permettent de parcourir Sceaux en suivant un parcours dit des « pierres de Sceaux ».

Télécharger le plan de Sceaux sur lequel figurent les pierres de Sceaux

Les informations concernant les bâtiments du domaine départemental de Sceaux sont accessibles sur la page du musée départemental.
 

L’église Saint-Jean-Baptiste (C4)

Place Frédéric-Mistral

La première église de Sceaux, dédiée à Saint Jean-Baptiste, a été inaugurée en 1214. Elle a été soumise au fil des siècles et jusqu’à aujourd’hui à de multiples aléas. En 1530, l’église brûle suite à l’incendie d’un four à pain qui se propage à tout le village. Presque totalement reconstruite en 1545, elle s’agrandit au rythme de l’accroissement de la population. De 1719 à 1726, le curé Baudoin fait reconstruire et voûter la nef à laquelle il fait ajouter une travée et transforme la façade. La flèche du clocher, effondrée durant la Révolution, n’est remise en place qu’en 1853, grâce au duc de Trévise. La façade prend sa forme actuelle au 19e siècle avec la construction du porche dont les ajouts de style néogothique et renaissance, caractéristique de cette époque, contrastent avec l’architecture d’ensemble. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1929, l’église Saint-Jean-Baptiste compte plusieurs œuvres remarquables et classées. En 2022, un vaste chantier de rénovation s’achève, n’hésitez pas à franchir la porte pour y découvrir les parements, les vitraux, les décors peints, l’orgue et les nombreux autres éléments restaurés.

L'impasse du marché (C4)

1 - 5 impasse du Marché

Elle a été ouverte en 1896 lors de la création du marché de Sceaux. Le terrain et les bâtiments qui la composent aujourd’hui faisaient alors partie du jardin de la Ménagerie.
Le succès du Bal de Sceaux au début du 19e siècle plaide en faveur d’une liaison ferroviaire entre Sceaux et Paris. En 1844, une concession est accordée à Jean-Claude Arnoux, inventeur d’un système de voiture permettant de tracer des lignes ferroviaires courbes. A partir de juin 1846, les trains partent de la barrière d’Enfer, arrivent au jardin de la Ménagerie, et font demi-tour en suivant une ligne courbe devant l’ancienne ferme transformée en gare.
Ces aménagements sont abandonnés en 1897 lors du prolongement de la ligne jusqu’à Robinson. Le terrain correspondant est alors mis en lotissement et vendu. Les bâtiments du débarcadère sont transformés en maisons d'habitation.

La halle du marché (C4)

66 rue Houdan

Avec la fin de l’exploitation du chemin de fer Arnoux, le conseil municipal saisit l’occasion d'acquérir en 1894 le terrain comprenant la cour de l’ancienne gare et le café du chemin de fer. L’aile de l’ancienne ferme de la duchesse du Maine est démolie et l’architecte communal Chaudessaygues dresse les plans de la halle du marché. L’alliance de structures métalliques et de briques est caractéristique de l’architecture du 19e siècle, transposant, à l’instar des halles de Victor Baltard, qui habitait à Sceaux, des modèles de composition classique dans une structure métallique. La halle est inaugurée le 4 août 1895. Le premier marché s’y est tenu le 3 juillet 1895. Il a lieu depuis cette date chaque mercredi et chaque samedi matin.
La mise aux normes du marché en 2003 a été l’occasion d’une réhabilitation complète, de grande qualité, conforme à son état d’origine, ainsi que d’un aménagement de ses abords.

Le jardin des Félibres (C4)

Avenue du Président Franklin Roosevelt

Ce jardin, qui fait partie du domaine de Sceaux, abritait depuis 1839 la tombe de Jean-Pierre Claris de Florian. Homme de lettres et membre de l’Académie française, Florian est essentiellement resté célèbre pour ses Fables. Il est l’auteur de bien des proverbes populaires tels que Pour vivre heureux, vivons cachés ou Chacun son métier, les vaches seront bien gardées. Sa sépulture a rejoint le cimetière communal en 2015 afin de permettre des travaux de rénovation de l’église. Dans la tradition méridionale, Florian tient une place particulière. Il enrichit son roman pastoral  Estelle d’une chanson en « languedocien » et cela lui valut d’être considéré comme précurseur de la tradition par les tenants de la renaissance de la langue d’oc, aux premiers rangs desquels figuraient les membres du Félibrige, mouvement littéraire de défense et de promotion de la « langue du Sud », fondé par Frédéric Mistral et quelques amis. En partenariat avec le Félibrige, l’ancienne tombe de Florian fut alors érigée en sanctuaire des Félibres, et depuis 1879 elle donne lieu chaque année à une manifestation commémorative : les fêtes félibréennes de Sceaux. Le buste de Florian, réalisé en 1839 par Jacques-Auguste Fauginet d'après Devéria, est entouré par la statue de Frédéric Mistral et celles d’éminents Félibres ayant œuvré à Sceaux ou à Paris.

L’ancienne mairie (C4)

68 rue Houdan

La construction de la première mairie de Sceaux est confiée à l’architecte Claude Naissant, qui a signé de nombreux bâtiments administratifs. À Sceaux, il est également l’auteur du bâtiment de la sous-préfecture en 1863, qui devient par la suite l’hôtel de ville. De style italianisant, la façade de l’édifice de 1843 présente un décor remarquable. L’ampleur des cinq travées, au lieu de trois habituellement, l’emploi de la pierre de taille, le raffinement du choix des ornements, sont les signes de l’importance de la petite ville, alors chef-lieu d’arrondissement du département de le Seine. En 1887, la mairie est transférée dans l’ancienne sous-préfecture, la « justice de paix » reste seule dans le bâtiment jusqu’en 1968. Aujourd’hui, l’ancienne mairie, dont l’accessibilité a été améliorée en 2004 comprend plusieurs salles d’expositions, de conférences et de réunions. Si la porte en verre, sur le côté, est ouverte, entrez y découvrir l’unique mètre étalon subsistant dans son état d’origine parmi les seize exemplaires installés dans Paris entre 1796 et 1799. Trois autres modèles ont été conservés en région parisienne mais celui de Sceaux, dans un état remarquable, est le seul à avoir gardé sa corniche de marbre.

Le jardin de la Ménagerie (C4)

70 rue Houdan

Il était à l’origine destiné à accueillir les réservoirs servant à l’alimentation en eau du parc de Sceaux. Ce jardin a été créé par Colbert à partir de 1670 et réalisé dans l’esprit des grands parcs classiques, entre 1720 et 1722, par la duchesse du Maine. Il est au 18e siècle le lieu privilégié de fêtes, notamment dans le pavillon central, détruit depuis, créé par La Guêpière.
Sauvé en 1799 par quarante-quatre habitants ayant fondé la Société Propriétaire du Jardin et des Eaux de Sceaux, il devient un lieu de promenade et de loisirs. Suivent les grandes heures du « Bal de Sceaux », immortalisé par Honoré de Balzac, entre 1820 et 1860. Un établissement de bains est également installé en 1824.
Il est racheté en 1948 par le département de la Seine qui le loue à la ville de Sceaux à partir de 1969. Lieu de promenade, de jeu et de repos, le jardin de la Ménagerie est aujourd’hui le théâtre de nombreuses activités pour la population : manifestations culturelles ou festives, animations, activités sportives. Amis des animaux, n'hésitez pas à venir saluer Mar-la-main, le chat « Roi des animaux » de la duchesse du Maine. Une stèle à son honneur se situe au nord-ouest du jardin.

Le château de l’Amiral (C3)

110 rue Houdan

Construite au 17e siècle et entourée à l'époque d’un grand parc, cette demeure a subi depuis de nombreuses transformations. Plusieurs personnalités ont marqué son histoire, comme Nicolas-Eustache Muiron, maire de Sceaux de 1816 à 1820 dont le fils, aide de camp de Bonaparte, meurt au Pont d’Arcole en 1796 en sauvant la vie de l’Empereur. L’amiral russe Pavel Tchitchagov en fut également propriétaire de 1822 à 1842. Celui-ci émigra en France après l’affaire de la Bérézina en 1812 où, à la suite d’une erreur de manœuvre de l’armée russe, il laissa passer Napoléon. C’est le propriétaire suivant, Adolphe Bertron, qui commence à morceler le parc où sont construits l’hôtel de ville et la gendarmerie dans le dernier tiers du 19e siècle. Le reste du parc est loti dans les années 1920 par la société civile immobilière « château de l’Amiral ». La maison est acquise en 1924 par la Société d’éclairage, chauffage et force motrice. Les nationalisations de 1945 en font une agence EDF-GDF. Elle est rachetée par le conseil général des Hauts-de-Seine en 2005 puis par la ville de Sceaux en 2016.

Le pavillon Cauchy (C3)

46 avenue Cauchy

Cette maison de maître a été construite dans la deuxième moitié du 17e siècle. Entre 1932 et 1936, le lycée Marie-Curie est bâti dans son parc et la maison est utilisée comme logement pour les professeurs. Comme le lycée Marie-Curie, elle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2001. Elle tient son nom du mathématicien Augustin-Louis Cauchy qui y vécut et y mourut en 1857. Il s’y était installé suite à son mariage en 1818 avec Aloÿse de Bure, fille de Marie Jacques de Bure, libraire à Paris et conseiller municipal à Sceaux. Sa carrière se partagea entre ses responsabilités d’ingénieur, de professeur (à l’école polytechnique dès 1815, à la Sorbonne, au collège de France) et de savant (membre de l’Académie des Sciences en 1816). Ses découvertes, notamment la théorie de l’élasticité, sont à la base d’applications mécaniques actuelles. A Sceaux même, il eut un rôle important d’aide auprès des défavorisés et fut à l’origine de la mise en place de plusieurs institutions de bienfaisance.

La cité scolaire Marie-Curie (C2)

1 rue Constant-Pilate

Dès 1926, la construction d’un lycée de jeunes filles est envisagée par le ministère de l'Education nationale à Sceaux. L’architecte Brunet commence les travaux de construction en 1931 sur une ancienne propriété, donnée par la ville au ministère, où séjournera notamment Augustin Cauchy, célèbre mathématicien du 19e siècle. L’édifice comprend alors un bâtiment central et deux ailes supportant chacune une galerie. Le lycée ouvre ses portes en 1936.
Inauguré en juin 1937 par Jean Zay, ministre de l’Education nationale, l’établissement reçoit le nom de « Marie Curie », suivant le choix du recteur d'académie, après une vive discussion au sein du conseil municipal qui, de son côté, avait opté pour le nom de « Florian ». Aujourd’hui, la cité scolaire regroupe le collège, le lycée et des classes préparatoires. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et est régulièrement utilisée comme décor de tournage.

L’hôtel de ville (C2)

122 rue Houdan

Plusieurs bâtiments composent aujourd'hui l'hôtel de ville de Sceaux. Le corps central de l'hôtel de ville et ses deux ailes, ensemble construit entre 1863 et 1865 par l’architecte Claude Naissant, accueille d’abord la sous-préfecture, puis les services municipaux en 1887. En 1895, l’union de Pierre Curie et de Marie Skłodowska est célébrée dans la salle des mariages. Les bâtiments se révèlent trop petit dès les années 1970. L’agrandissement de l’hôtel de ville pour faire face aux besoins d’une ville de 20 000 habitants est sérieusement évoqué. Il faudra trente ans pour le réaliser. En 2001, le conseil municipal décide la réhabilitation du bâtiment principal, la construction d’un bâtiment contemporain annexé à l’aile est, et l’aménagement d'un jardin public en cœur d’îlot. Dans sa démarche de préservation du patrimoine, la ville saisit également en 2004 l’opportunité de la fermeture de la caserne de gendarmerie, dont la construction date de 1869, pour acheter le bâtiment au conseil général des Hauts-de-Seine et procéder à sa restructuration complète.

L’ancienne gendarmerie (C2)

4 rue du Maréchal Joffre

Construite en 1869, l’ancienne caserne de gendarmerie se compose d’un corps de bâtiment construit en grès et pierre de taille à deux étages, avec des dépendances qui abritaient les écuries.  Contemporain de l'hôtel de ville, ce bâtiment s'inscrit dans l’histoire architecturale de Sceaux. Après la dissolution de la brigade de gendarmerie en 2004, la ville de Sceaux décide d'acheter la propriété et de la rénover entièrement dans le cadre de l'opération de réhabilitation et d'extension de l'hôtel de ville. Soucieuse de pérenniser sa vocation initiale de bâtiment public, la ville y a installé en 2006 une partie des services municipaux. L’ancienne gendarmerie demeure ainsi, avec l'hôtel de ville, un témoin majeur des bâtiments construits sous le Second Empire pour accueillir les corps de l’administration publique.

La faculté Jean-Monnet (B2)

54 boulevard Desgranges

La faculté Jean-Monnet a été créée en 1968 à partir de la faculté de droit de Paris puis rattachée à l'université Paris-Sud (Paris XI) dans les années 1970. Les filières économie et gestion y sont ajoutées en 1988. L’année suivante, elle prend le nom de faculté Jean-Monnet Droit-Economie-Gestion. Aujourd’hui, elle accueille plus de 5 000 étudiants. En 2020, elle a rejoint l’Université Paris-Saclay, Établissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel associant universités, grandes écoles et organismes de recherche. En octobre 1996, de nouveaux locaux sont inaugurés, le projet des architectes Pascale Guédot et Olivier Chaslin s’articule autour d’une architecture résolument contemporaine. L’ensemble est construit dans la continuité de l’existant, il est constitué de bâtiments nettement identifiables, « une petite cité », qui comporte en son milieu une agora. La bibliothèque, par son échelle, par sa grande salle et ses spacieuses tables de travail, est marquée par les valeurs d’ordre, de silence et de travail individuel des anciennes bibliothèques. Ouverte sur la ville et sur le territoire plus large, la faculté Jean-Monnet, de par sa renommée, participe aujourd’hui à étendre le rayonnement universitaire et culturel de Sceaux.

Les pavillons Renaudin (B4)

Allée Jean Barral

En 1896, Maître Renaudin, notaire à Sceaux, achète 15 000 m² de terrain entre la rue des Aulnes et le ru de la Fontaine du moulin ; il crée sur cette surface 70 parcelles, dites « jardins ouvriers », attribuées aux ouvriers les plus méritants. En 1905, il fait construire douze pavillons de 55 m² réservés aux ouvriers méritants ayant au moins quatre enfants. L’inauguration des maisons a lieu le 27 octobre 1907. Elles sont construites sur le modèle unique de la « maison ouvrière » présentée à l'exposition d'hygiène de 1905 au Grand Palais de Paris : meulières et briques avec toiture de toiles, intérieur lumineux, aéré et sain. À la mort de Maître Renaudin, la ville de Sceaux devient légataire de la fondation des jardins et maisons ouvrières (12 pavillons et 60 jardins). En 1933, l’office public d’habitation à bon marché de la ville reprend la gestion. En 1981, les neuf pavillons restants sont rénovés et agrandis.

La résidence des Bas-Coudrais (B4)

Quartier des Blagis

Construite entre 1954 et 1957 par la société civile immobilière de construction (SCIC), filiale de la Caisse des dépôts et consignations, la résidence est conçue d'après les plans des architectes Chaillier, Fournier, l’Hernaut et Andrault, conduits par Eugène Beaudouin, Grand Prix de Rome. Dès cette époque, l’ensemble est reconnu pour ses qualités plastiques, l’harmonie des volumes simples, la recherche de la qualité dans les détails de l’architecture. La résidence, constituée de 704 logements sur une superficie de 8 hectares, est composée de petits pavillons et d’immeubles de 3 à 8 étages organisés autour de vastes espaces verts. Conçues pour de jeunes familles actives, ces habitations offraient en 1954 le confort dont était privée la majorité des habitants. Après leurs constructions, la population du quartier des Blagis passe de 2 700 à 6 200 habitants. La résidence comprend par ailleurs un centre commercial et un centre social et culturel.

L’école des Blagis (B5)

Place des Ailantes

Dès 1935, la ville de Sceaux envisage d’acheter les terrains nécessaires à la construction d’un groupe scolaire dans le quartier des Blagis. Le projet est repris après la guerre. En 1965, la construction du groupe scolaire débute d’après les plans des architectes Paul Herbé et André Aubert qui obtiennent en 1962 pour cet ensemble l’Équerre d’argent, prix national d’architecture décerné par la revue L’Architecture française. Vingt-sept classes et plus de mille élèves sont accueillis à partir de 1959 dans le groupe scolaire composé d’une rotonde et de deux ailes agrémentées de vastes cours. À partir de 1977, de nouvelles constructions ajoutent à cet ensemble une école maternelle qui ouvre ses portes la même année et une partie des bâtiments est transformée en centre municipal de loisirs. L’intérêt patrimonial et architectural de l’ensemble a été préservé et mis en valeur lors de la réhabilitation et de l’extension des bâtiments réalisés entre 2002 et 2007.

Le théâtre Les Gémeaux (B5)

49 avenue Georges-Clemenceau

En 1961, le conseil municipal de Sceaux décide la création d’un centre socio-éducatif dont la vocation s’est élargie en maison de la culture puis finalement en centre d’action culturelle. Inauguré le 15 octobre 1970, il comprend une salle d’activités, une bibliothèque, une salle d’écoute musicale et une cafétéria. En 1972, il prend le nom « Les Gémeaux », en référence à la collaboration entre les villes de Sceaux et Bourg-la-Reine. En 1991, Les Gémeaux reçoivent du ministère de la culture le label « Scène nationale ». Dès 1990, la ville de Sceaux décide de conduire un projet de reconstruction du théâtre qui rouvre ses portes en mars 1994 : il propose une salle de 500 places, une de 180 ainsi qu’une salle de répétition et un restaurant. Avec un programme éclectique consacré chaque année à la création contemporaine, son rayonnement s’étend aujourd’hui sur toute la région Île-de-France.

L’école polytechnique féminine (C5)

3 bis rue Lakanal

L’école polytechnique féminine (EPF) est créée par Marie-Louise Paris en 1925. Cette école d'ingénieurs, d’abord réservée aux jeunes filles, a obtenu son habilitation propre à décerner des diplômes d'ingénieurs en 1939. Mais elle ne disposait pas d’un local propre avant de s’installer au 3 bis rue Lakanal à Sceaux en 1956 et était donc hébergée dans différents établissements et lycées parisiens. En 1943, l’établissement est reconnu par l’Etat et obtient la tutelle du ministère de l’Education nationale avant de devenir en 1991, une fondation reconnue d’utilité publique. L’EPF est mixte depuis 1994 et ne décline plus son sigle. À Sceaux, des bâtiments se trouvent également sur le site Poincaré, à l’angle de l’avenue Raymond-Poincaré et de la rue du Lycée. L’EPF voit chaque année le nombre de candidatures augmenter. L’école se situe aujourd’hui parmi les écoles d'ingénieurs dont le diplôme est parmi les appréciés.

Le marché aux bestiaux (D6)

Allée de Trévise

De part et d’autre de l’allée de Trévise, deux bâtiments ouverts chacun sur une cour carrée, sont les ultimes témoins de ce qui fut de 1670 à 1867 le marché aux bestiaux, qui alimenta en bovins et moutons la ville de Paris. Afin de concurrencer le marché de Poissy et rendre celui de Sceaux plus attractif, Colbert, propriétaire du domaine et bénéficiaire de taxes sur les transactions, fait « bastir et construire au dedans de l’enceinte du marché des maisons, hostelleries, écuries, bergeries et halles. » Bientôt s’ajoutent des hangars, une chapelle. Les deux hôtelleries encore visibles sont notamment remarquables par leurs galeries couvertes sur la cour intérieure, reposant sur des poteaux de bois. La création du marché de la Villette en 1867 signe la fermeture définitive du marché de Sceaux, en déclin depuis la Révolution. Les bâtiments au sud ont longtemps abrité l’activité des pépinières Nomblot-Bruneau. De beaux arbres et un hêtre pourpre centenaire, remarquable par son envergue, peuvent être observés dans le jardin.

La cité scolaire Lakanal (C5)

3 avenue du Président Franklin Roosevelt

De tous les chantiers de lycées lancés par Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique, le lycée Lakanal, qui a ouvert ses portes en 1885, fut le plus ambitieux et le plus novateur. Il a été conçu sur un projet pédagogique précis, l’internat « à la campagne ». Sa conception fut confiée à l’architecte Anatole de Baudot. Son plan en peigne d’un fonctionnalisme parfait rompt avec la tradition des lycées antérieurs dont les cours étaient entourées de bâtiments. Le lycée connaît dès ses débuts un grand succès. Il était à l'origine prévu pour l'accueil de 850 élèves, il en compte aujourd’hui 2 500. S’y sont succédé Charles Peguy, Jean Giraudoux, Maurice Genevoix et Alain Fournier qui imagina dans ces lieux l’univers du Grand Meaulnes. La cité scolaire comprend trois niveaux d’enseignement : le collège, le second cycle et les classes préparatoires. La toile Match de rugby de l’équipe de Lakanal d’Octave Denis Victor Guillonnet, datant de 1899, ainsi que certaines parties du lycée ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1999 et 2001.

Le petit château (C4)

9 rue du docteur Berger

Construit en 1661 par Nicolas Boindoin, conseiller du roi, le petit château est acheté par Colbert en 1682 pour l’inclure dans son domaine. Plus tard, la duchesse du Maine l’aménage pour l’éducation de ses enfants, en grande partie pour les tenir à l’écart des mondanités de la Cour qu’elle se réserve. La vaste demeure reste considérée comme un véritable bijou d’architecture, conservant son allure du 17e siècle, un beau portail monumental style Louis XIV, un jardin et une pièce d’eau remarquables. En 1890, y habitent les frères Berger, Théodore, financier, et Paul, chirurgien. C’est en souvenir de ce dernier que la ville choisit de donner son nom à la rue. De 1956 à 1985, le bâtiment abrite la bibliothèque municipale, à la fin du 20e siècle, c’est le conseil d’architecture d’urbanisme et d’environnement des Hauts-de-Seine qu’il héberge, puis en 2021, il accueille la mission de préfiguration du musée départemental du Grand Siècle.

La faïencerie (C3)

1 rue des Imbergères

Vers 1740, Despinal, entrepreneur de maçonnerie de la duchesse du Maine, construisit, à cet emplacement, un vaste bâtiment de pierre de taille en forme de fer à cheval, afin d’y installer une faïencerie. De cet ensemble, reste un beau bâtiment orné d’une corniche surmontée de jolies lucarnes arrondies encadrées de volutes.
Jacques Chapelle, directeur vers 1750, y développa un nouveau type de porcelaine dite « japonnée », faïence très fine, à l’émail d’un blanc laiteux. Sceaux devint une des manufactures les plus importantes de France dans la seconde moitié du 18e siècle, en particulier sous la direction de Richard Glot qui fut le premier maire de Sceaux en 1790.
La faïencerie ne subsiste ensuite que pour fabriquer des objets à usage commercial et ferme ses portes définitivement en 1879. Le bâtiment abrite aujourd’hui des logements privés.

L’animathèque - MJC (C3)

21 - 23 rue des Écoles

C’est en 1960 que la Maison des Jeunes et de la Culture de Sceaux fut fondée et s’installa dans l’ancienne « maison Degas », une belle demeure du 18e siècle ayant appartenu à Georges Degas, auteur dramatique et scéen de naissance. Elle connut à partir de 1968 un grand succès. Devenue une des plus fréquentées de France, la MJC propose de nombreuses animations en direction des jeunes. Se voulant « animathèque », elle confirme par la suite sa vocation réelle en étant un centre d’animation pour toutes les générations.
Commencés en avril 1988, les travaux de rénovation et d’extension ont permis la réhabilitation du bâtiment du 21 rue des Écoles, l'aménagement du rez-de-chaussée des locaux scolaires désaffectés de l’aile Florian et la construction d’un bâtiment contemporain.
Cette importante réalisation a permis de regrouper à la rentrée de septembre 1989 la totalité des activités de l'Animathèque - MJC.

La maison Palloy (C3)

37 rue des Imbergères

Construite vers 1795, cette maison a été bâtie, pour lui-même, par l’entrepreneur de maçonnerie Pierre-François Palloy, révolutionnaire et démolisseur de la Bastille, devenu par la suite le grand organisateur de fêtes patriotiques. Elle aurait la particularité d’avoir été édifiée avec des pierres de la Bastille ainsi que les maisons situées aux numéros 35 et 39, dont les constructions furent également entreprises par Palloy.
En 1819, le département achète la demeure et y installe la sous-préfecture de l’arrondissement jusqu’en 1866. Au cours de travaux, des dalles furent découvertes sur lesquelles étaient gravés les noms des rues dont Palloy avait gratifié Sceaux pendant la Révolution, comme les rues des Droits de l’Homme, Voltaire, de l’Agriculture, ou encore la place Jacobite.

L’ancienne maison de retraite Marguerite-Renaudin (C3)

4 rue Marguerite-Renaudin

C’est Maître Renaudin, notaire à Sceaux, qui fonda en 1895 l’hospice à cet emplacement en souvenir de son épouse. Bâti sur les plans de Jacques Lequeux, le bâtiment principal, en pierres et en briques, a la forme d’un rectangle et s'élève sur deux étages.
L’hospice regroupe à l’époque un hôpital pour les indigents et un orphelinat. En 1914, à sa mort, Maître Renaudin lègue la totalité de cette fondation à la ville de Sceaux. En 1924, l'hôpital-hospice se dote d’une petite maternité.
En 1954, sous la conduite de l’architecte René Loiseau, le pavillon Renaudin s’agrandit avec l’adjonction de deux ailes.
Un arrêté de 1982 transforme l’hospice en maison de retraite publique. Cette transformation s’accompagne de travaux importants de rénovation et d’extension sous la maîtrise d'œuvre de Lionel de Segonzac. En 2014, l’EHPAD s’installe dans un bâtiment voisin moderne place du Général de Gaulle. Un projet d’aménagement et de préservation de l’ancienne maison de retraite, comprenant locaux d’activités, espaces extérieurs et logements, est défini en 2021.

Le cinéma Trianon (C3)

3 bis rue Marguerite-Renaudin

C’est le 21 juin 1921 qu’ouvre le premier cinéma Trianon. Neuf familles l’exploitent successivement jusqu’en 1991. En 1992, le Trianon est l’un des derniers cinémas indépendants des Hauts-de-Seine classé Art et essai. Mais la fréquentation n'est plus au rendez-vous et l’activité s'arrête en septembre 1992. Cependant, grâce à la mobilisation de l’association Les Amis du Trianon et de l’équipe municipale, la ville de Sceaux décide la reprise du Trianon à titre expérimental.
L’activité reprend début 1993 avec le concours de la scène nationale Les Gémeaux. La ville devient propriétaire des lieux en 1997 mais la structure du bâtiment est en mauvais état et ne répond plus aux normes techniques. C’est pourquoi d’avril 2002 à mars 2003, la ville reconstruit entièrement in situ ce cinéma de proximité. Parmi les cinémas ayant une unique salle, il est l’un des plus fréquentés de France. Il participe chaque année à plusieurs évènements et accueille régulièrement des avant-premières.

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